Devenir père, Love

Mon petit carrousel imagé

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« Teddy m’a raconté qu’en grec, « Nostalgie » signifie littéralement « Douleur d’une vieille blessure ». C’est un pincement au cœur bien plus puissant qu’un souvenir.  Cet engin n’est pas un vaisseau spatial, c’est une machine à remonter le temps. Allant en arrière, allant en avant, elle nous emmène dans un lieu où nous mourrons d’envie de retourner. Nous n’allons pas l’appeler « La Roue » mais bien « Le Carrousel ». Il nous fait voyager comme voyage un enfant : en tournant, en tournant et en revenant sur nos pas.  En un lieu où on se sait aimer. » – Don Draper, MadMen S01E13

Outre mon conseil de vous plonger à corps perdu dans les sept saisons de MadMen que nous avons dévorées en l’espace de quelques mois, je voulais te présenter ma démarche Instagram d’une manière qui te permettra de lui donner un autre regard. Car en effet, je suis sur Instagram ! Mais j’avais l’envie de l’utiliser comme un outil de développement personnel avant tout.

Tout démarre lorsque ma femme reçoit un livre qui va changer ma façon de vivre, ma façon de me construire, ma façon de voir le monde qui m’entoure. Ce livre, sans plus attendre, s’intitule « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » et semble s’adresser à un public plutôt féminin. Heureusement pour moi, que ça soit au niveau lecture ou série, j’ai toujours été ouvert à ce style léger et agréable même si les héroïnes que l’on suit n’avaient que rarement les mêmes préoccupations et les mêmes passions que moi. Ce livre fait partie d’une nouvelle vague de romans qui mélangent histoires et développement personnel, qui nous permettent d’apprendre des façons de gérer des situations non pas d’un point de vue théorique ou scolaire mais bien en les replaçant dans des histoires (plus ou moins) passionnantes. Dans celui-ci, l’histoire est prenante (Top !) et on prend un vrai plaisir à suivre Camille qui nous emmènera à la reconquête d’elle-même grâce à une douzaine de petits trucs, de petites astuces que nous pouvons tous mettre en place chez nous. C’est de l’un d’entre eux dont je voudrais te parler aujourd’hui.

L'appareil photo imaginaire

« Pour actionner votre « Appareil photo imaginaire » et modifier le filtre de perception de votre réalité, il vous faut être à l’affût du Beau, focaliser votre attention sur des choses jolies, agréables, réjouissantes, dans la rue, dans les transports, partout où vous allez. Vous constituerez ainsi un catalogue d’images intérieures positives: extrêmement bénéfique pour reprogrammer votre cerveau en positif ! »

Le concept est donc simple : plus nous regarderons le monde de manière positive, plus nous nous sentirons bien et en osmose avec ce qui nous entoure. Et force est de constater que nous ne prenons pas assez de temps au jour le jour pour nous émerveiller des petits moments du quotidien, des petits détails qui rendent notre vie finalement pas si mal ou même des endroits insolites que nous croisons chaque jour sans jamais nous arrêter et prendre le temps de réellement les contempler. Finalement, si on y réfléchit, la démarche peut être comprise comme la reconquête de notre âme d’enfant : retrouvons notre regard d’enfant ! Un enfant est curieux de tout ce qu’il l’entoure, absolument tout le passionne et l’intéresse. Il prendra le temps de s’arrêter pour un escargot, quelques glands et cailloux ou lèvera tout simplement les yeux vers le ciel pour comprendre ce que sont ces belles et longues lignes blanches à l’arrière des avions lors d’un temps estival. Chaque élément qui apparaît à sa portée est une nouvelle expérience. Il peut sentir, goûter, toucher, entendre et voir et c’est grâce à ses découvertes qu’il apprendra et grandira.

Avoue, toi-aussi quand tu y penses, tu aimerais t’arrêter deux minutes et retrouver ces sensations que tu vivais quand tu étais petit. On peut croire qu’elles sont perdues mais j’ai un secret pour toi aujourd’hui : elles sont juste enfuies en nous et avec un peu de volonté et de persévérance, elles peuvent resurgir et nous redonner ce goût des petits détails du quotidien. Comme c’est un sujet que j’aime beaucoup, je reviendrai sûrement sur ce dernier dans un prochain article.

Alors comment ça marche ? Tu prends ton plus beau regard, tu observes tout autour de toi, tu contemples le monde avec des yeux qui sont à l’affût de moments agréables, de complicités entre personnes, de belles choses. Et si au début, on peut être tenté de continuer à poser notre regard sur le laid, le désagréable et le contrariant, plus on s’entraîne et plus notre cerveau conditionnera notre façon de voir le monde.

En plus de le faire régulièrement dans la rue ou quand je suis en voiture, j’ai décidé de m’entraîner sur l’un des terrains qui me semble le plus compliqué dans ce domaine : Les réseaux sociaux ! Je m’efforce donc de ne lire aucune nouvelle, aucun poste qui semble de loin négatif, non constructif ou relatant des faits divers noirs et sombres. Il suffit de lire un titre d’article pour que notre esprit visualise ce dont il parle. Il va donc nous donner une vision du monde un peu plus pessimiste et triste. Tout ça sans avoir cliqué sur le lien ou lu l’article ! Alors si une personne de mon entourage poste de manière trop constante ce type de postes, il y a de grandes chances pour que je ne suive plus son fil d’actualité. N’hésite pas à en parler avec elle également ou à partager ce conseil, je suis convaincu que ça pourra l’aider également !

Pour revenir à notre appareil photo imaginaire, je lui trouve un avantage extraordinaire : tout le monde en a un ! Il suffit de prendre sa main droite, de lever le pouce et de pointer l’index vers la gauche. Puis on prend sa main gauche avec cette fois-ci le pouce vers le bas qui touche l’index de la main droite et l’index de la main gauche pointé vers la droite qui rejoint le pouce de la main droite. Ça y est ? Tu y arrives ? Non ? Alors je te propose de simplement utiliser tes deux mains pour former un cœur et de regarder au travers, ça marche aussi et c’est encore plus fort au niveau symbolique !

J’espère que j’ai pu te convaincre ou au moins éveiller un léger soupçon qui te poussera à l’essayer quelques jours. Juste quelques jours, un peu comme un défi d’une semaine. C’est facile, ça ne coûte rien et si après une semaine, tu ne vois pas le moindre effet positif sur ta vie, tu arrêtes mais au moins, essaie ! Choisis ton appareil, place y un filtre ultra positif (celui avec des paillettes, des arc-en-ciel et des licornes) ! Et Photographie l’instant présent ! Tout le temps, partout, seul ou en groupe ! Je compte sur toi !

Catalogue interne d'images positives

C’est bien joli tout ça mais j’en fais quoi de toutes ces belles images ? Et bien tu les collectionnes, tu les conserves précieusement au fond de toi et tu les affectionnes aussi fort que tes autocollants Panini !

Le catalogue interne d’images positives va de pair avec l’appareil photo imaginaire ! Vous constituez un album photo mentalisé de moments agréables, paisibles, à convoquer régulièrement pour retrouver ces « bonnes vibes ». Tout cela contribue à renforcer un mental fort et une vision du monde positive.

A ce moment-ci de l’article, je parie que tu as pu faire le lien entre ces belles théories et quelques conseils pratiques et la démarche Instagram que j’ai entrepris il y a un petit moment. J’adore l’album photo que je me suis construis en moi et comme il m’apporte bien plus que ce que je n’aurais pu imaginer, j’ai voulu en faire une version un peu plus concrète même si moins dense, une version qui perdurera si ma mémoire s’effiloche et Instagram m’a semblé être le moyen le plus pratique car cette application remplit non seulement son rôle d’album photo et catalogue mais en plus de rendre mon monde un peu plus joli chaque jour, il me permet de partager ces petits moments avec toute personne désirant être inspirée par de belles images. Le petit bonus c’est de suivre également des personnes qui sont dans cette même démarche qu’elle soit volontaire ou naturelle. Echange les 10 minutes que tu passes devant le journal télévisé par 10 minutes à parcourir des centaines de belles images de familles heureuses, de paysages à couper le souffle et la vision que tu auras du monde changera, je te le promets.

Développer sa gratitude

Depuis que je me suis mis en quête de devenir une meilleure version de moi-même, j’ai eu la chance de lire énormément sur le sujet et de découvrir des dizaines de techniques pour vivre plus pleinement, pour profiter au mieux de chaque moment ou encore pour découvrir qui je suis réellement (le vrai moi intérieur). Certaines techniques sont faciles à appliquer, d’autres plus complexes mais il y a en aussi qu’on ne sait pas vraiment comment aborder. Leur fondement semble logique, on a envie de les essayer pour en tirer des bénéfices mais leur mise en application demande un peu plus de réflexion. C’était le cas pour moi de « La Gratitude ».

Alors avant toute chose, je prends mon dictionnaire et je (re)découvre que la gratitude c’est l’art d’éprouver de la reconnaissance pour un service ou un bienfait reçu. Ce qui m’emmène immédiatement au mot « Reconnaissance » qui est un sentiment qui incite à se considérer comme redevable envers la personne de qui ont a reçu un bienfait. Mais encore ? Tu vois pourquoi j’expliquais que dans certains cas il était pas facile de mettre en action certaines théories de développement personnel ! Jusqu’à quel point je dois être reconnaissant ? Et à qui exactement ? Et pourquoi ? Dois-je être reconnaissant pour tout, tous les jours ? Ou choisir un élément fort chaque jour différent ? Tant de questions qui restaient sans réponses immédiates.

Alors, j’ai utilisé mon appareil photo imaginaire et en photographiant le monde merveilleux qui m’entourait, j’ai réalisé qu’à chaque photo, je pouvais être reconnaissant. A chaque moment passé en famille ou entre amis, il y avait une opportunité de dire merci, merci à la vie qui nous a permis de vivre ces moments du quotidien, merci à ceux qui nous entourent d’être présents, merci à moi-même de m’offrir ces moments uniques. Et qu’au fur et à mesure que je me constituais mon album photo interne, je construisais une source intarissable de gratitude. Je me suis même surpris à penser que c’était peut-être ça le bonheur, tout simplement réaliser que nous avions une chance infinie de vivre cette journée, aujourd’hui, autant que celle d’hier ou que celle de demain. Ces journées ne sont pas parfaites mais j’ai réalisé que ça n’avait aucune importance car il n’a jamais été question de vivre des journées parfaites, il a toujours été question de savoir reconnaître que chaque journée est un diamant et que c’était à nous d’y laisser rentrer les rayons du soleil pour le voir briller de mille feux.

Mais que fait le carrousel dans tout ça ?

Le carrousel c’est ma touche personnelle, ce qui fait que mon Instagram devient l’un de mes outils de développement personnel les plus puissants que je possède. Je suis une personne nostalgique et comme toute personne nostalgique, j’ai en moi l’impression constante que ce que j’ai vécu n’a pas seulement été magique et extraordinaire mais qu’il me sera impossible de revivre ces moments aussi beaux et forts qu’ils étaient à l’époque. Si l’image de quelqu’un qui rêve de son passé avec bonheur peut sembler douce et paisible, elle est en réalité très difficile à vivre au quotidien.

Parce que ce concept n’est pas facile à bien cerner, laisse-moi te donner un exemple. Je suis convaincu d’avoir eu l’une des plus grandes chances que la vie puisse offrir : un enfance heureuse. Et non seulement heureuse mais entourée de personnes chaleureuses qui m’ont aimé, m’ont soutenu et m’ont offert des souvenirs qui seront à jamais gravés au fond de moi. C’est donc pour moi une source de tristesse infinie. Tristesse infinie car c’est sur cette base que j’ai décidé que je voulais avoir des enfants. Qu’à mon tour, je serai cette personne exceptionnelle qui leur ferait découvrir un monde magique, une vie remplie de joie. Mais être nostalgique, c’est mettre le passé à un tel niveau de perfection qu’il est bien évidemment impossible à atteindre et que le moi actuel ne peut vivre son quotidien de parent que comme un échec jour après jour. Un échec face à cette promesse que je me suis faite lorsque j’ai décidé d’être père.

Alors aujourd’hui, c’est Instagram qui me soigne, dans mes photos, il y aura beaucoup de moments du présent mais il y aura des touches du passé, parfois un retour en arrière de quelques années au début de ma paternité, parfois de quelques décennies lorsque je vivais mon enfance idyllique. L’idée est de travailler toutes ces photos, tous ces souvenirs et de les mettre à pied d’égalité. Réaliser que ce que vivent mes enfants, c’est fort, qu’ils ont également cette enfance heureuse et trouver la force dans mon quotidien de mettre tout en oeuvre pour leur offrir le maximum de moi-même, non plus une version édulcorée, fatiguée et stressée, mais une version heureuse, réfléchie et créative de moi-même. Et comprendre que la vie n’a jamais été parfaite et ne le sera jamais mais qu’en décidant chaque jour de voir le positif, de voir le Beau, de focaliser mon attention sur eux et sur leur bien-être, je leur offrirai à mon tour un cadeau qui vaudra tous les cadeaux du monde qu’importe celui que j’ai reçu, je décide de ne plus comparer mais d’avancer. Et c’est ce carrousel, celui dans lequel j’étais étant petit, celui dans lequel je les accompagne ces temps-ci qui tourne et tourne, et qui ne s’arrêtera jamais car c’est en leur offrant cette enfance que le monde sera un peu plus beau et qu’à leur tour ils auront les outils pour construire un avenir un petit peu plus joyeux, un petit peu plus heureux.

« Teddy m’a raconté qu’en grec, « Nostalgie » signifie littéralement « Douleur d’une vieille blessure ». C’est un pincement au cœur bien plus puissant qu’un souvenir.  Cet engin n’est pas un vaisseau spatial, c’est une machine à remonter le temps. Allant en arrière, allant en avant, elle nous emmène dans un lieu où nous mourrons d’envie de retourner. Nous n’allons pas l’appeler « La Roue » mais bien « Le Carrousel ». Il nous fait voyager comme voyage un enfant : en tournant, en tournant et en revenant sur nos pas.  En un lieu où on se sait aimer. » – Don Draper, MadMen S01E13

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